dimanche, mars 06, 2005

Moi, narcissiquement

A autre ton, autre blog. Moins littéraire, dans lequel il ne sera pas question d'exercice de style comme ici; mais simplement de ma vie, de mes spéculations quotidiennes, sans ornement aucun. Super intéressant n'est-ce pas ? C'est ici : http://moije.blogspot.com/
Bien entendu ce blog ci ne sera pas pour autant à l'abandon, bien au contraire.

vendredi, février 18, 2005

Rien

Aucune motivation pour quoi que ce soit, aucun désir, aucune personne cher, aucune envie sexuelle, aucune haine, aucune émotion, aucune colère, aucun avenir, aucune prévision, aucun moment agréable, aucune passion, aucun amour, aucune volonté... Et la liste pourrait être plus longue, mais ces mots sont les premiers qui me sont venus à l'esprit, je pense que vous cernez ce que je tente d'esquisser.
Je vis dans la crasse, je me néglige tout comme je néglige ma mansarde. Je ne range rien, je ne nettoie rien, je ne fais rien, et cela m'est totalement égal. Mes placards se vident et ne remplissent pas; la saleté, la poussière et la crasse s'installent pour ne pas repartir avant longtemps. Je ne change que rarement mes vêtements, je n'ai plus aucune estime pour moi-même, je vis dans ma propre poisse et mes frusques sont imbibés de celle-ci. Mais cela m'est égal, totalement. Et cela m'est égal d'être égal à tout cela, mais c'est comme cela, et je ne puis rien y changer, rien y faire. Et aucune envie d'y faire quelque chose.
Il n'y a personne auquel je tiens, pas même moi. Je pourrai voir mes "amis", ma "famille", les personnes qui remplissent mon quotidien mourir les uns après les autres, aucun sentiment ne s'éveillerait en moi. Comme tout, j'en serais complètement indifférent.
Je ne parle plus. La plupart du temps je reste muet, j'économise mes paroles, je ne dis que le nécessaire, ce qui se réduit à très peu voir à rien. Moi qui aimais parler, qui aimais m'exprimer... Je suis content lorsque je suis chez moi enfermé pour un weekend pendant lequel je sais que ne vais prononcer aucun mot, n'avoir aucune discussion. J'ai tendance à ne pas aimer qu'on me parle, moi qui pendant des mois et des années fantasmais à l'idée d'avoir des discussions intéressantes avec telle ou telle personne.
Que fais-je de mes journées ? Parfois je me le demande... Rien. Je respecte mes obligations, pour remplir mes journées trop vides, mais le divertissement n'a aucun gout et ne me procure aucun plaisir. Je ne trouve de plaisir nulle part, pas même à regarder un film, lire un livre, discuter avec des gens, étudier. Alors je reste inerte allongé ou assis dans quelque coin de ma cellule à ne rien faire, vaguement penser, mais cela reste rare. Je m'étonne moi-même du degré de néantitude que j'atteinds dans ces moments là, moments qui sont incroyablements ordinaires dans ma vie, ou ce qu'il en reste. Car le plus souvent faire quelque chose m'est insupportable tant je n'ai aucune envie.
On pourrait croire que je voudrai sortir de cet état amer, pour retrouver une existense plus gouteuse, mais non. Je n'ai pas envie d'y rester, je n'ai pas envie d'en sortir. Je n'ai aucune envie. Pas même du suicide, c'est beaucoup trop actif pour quelque chose qui ne vit qu'au passif tel que moi.

Rien à faire des gens et de leurs réflexions ou critiques aussi constructives soient-elles qui ne vont pas aimer le style, trouver quelques fautes d'orthographes, trouver ce texte banal, nul, inoriginal, pareil que les précédents etc. Ce sont des choses qui en un temps auraient pu m'emerder plus que tout autre, mais pas là (je ne dis pas cependant que ces avis sont faux). J'ai vidé mes entrailles, cette extériorisation de moi par écrit était quelque chose d'aussi douloureux qu'un enfantement puisque c'en est un.

lundi, février 07, 2005

Divagation et médiocrité littéraire

Au départ, j'avais envie de parler du jazz, du free-jazz, de Ayler, Taylor et Coleman et de la liberté, puis de l'art, de la pyschanalyse, et du pouvoir qu'avait certaines formes ou oeuvres d'art d'extériosation d'un inconscient incarné au plus profond de notre être, ensuite me virent à l'esprit Lautréamont et ses Chants de Maldoror, Burroughs et le Festin Nu, mais aussi Kandinsky, Klee et autres peintres du 20e siècle... Cette liste n'a pas suivit le flux de mes idées au point qu'elles seraient le résultat d'une libre association synaptique. Malgré mes maigres connaissances, j'ai eu l'audace arrongante de vouloir écrire un petit article, et c'est à ce moment, en prenant des notes, que beaucoup d'idées ont surgies (et les thèmes ainsi exhumés sont ceux sus-cités). J'aimerai croire que je ne suis pas inspiré, que ma verve n'est pas "prête", que je suis fatigué, mais j'ai l'impression que ce sont des excuses que je me fais à moi-même pour voiler ma médiocrité et ma paresse. Et qu'au fond de moi, je ne trouve pas de fil conducteur, de plan, que j'ai la flemme de travailler dessus, que je voudrai pondre un texte génial malgré mon inexpérience tant en matière de reflexion que d'écriture. Pourtant il me semble possible d'écrire quelque chose quelque peu intéressant, et je ne parle pas d'une logorrhée telle que celle que vous lisez en ce moment même, mais quelque chose de construit. J'étais d'ailleurs parti pour écrire une ébauche de mon article, et voilà ce que je ponds, une spéculation inintéressante d'un wannabe-écrivain. Mais il me semble qu'écrire cette chiasse verbale est un entrainement pour mon écriture, mais je n'arrive pas encore à atteindre le stade supérieur, c'est à dire tenter d'ordonner mes idées, que ce soit pour écrire un article quelconque, une fiction ou que sais-je encore... Etant perfectionniste je ne serai satisfait que lorsque mon excessivité sera assouvie, ce qui est quasi-impossible. Combien de projets ai-je abortés ? Probablement des dizaines. Je pourrai évidement écrire quelque chose de nul, démagogique, mensongé, sophistique, faux etc. mais mon soucis de perfection me l'interdit.
J'espère que bientôt je pourrai enfin être content et fier de ce que j'aurai écrit. Peut être un article sur le caractère charnel du free-jazz, de son pouvoir d'expression de l'être tel qu'il est au plus profond de lui, en substance; un pouvoir comparable à ce qui fait la puissance des oeuvres de Lautréamont et Burroughs; et des évocations aux répercutions que ces pierres angulaires ont eu sur l'art en général, son évolution suite à cela, et donc au caractère heuristique qu'elles ont pu avoir. Bof.

mercredi, janvier 19, 2005

Spéculation, action et vie.

Je ne suis pas quelqu'individu hors du monde, je suis effectivement parmi des gens, je fais des choses, je vais aux toilettes, je lis, je mange, je dors, je suis sujet à des passions, comme tous les hommes, comme Hitler et Socrate, mon voisin et ma grand-mère, mes ex et vous-même.
Comme pour chaque individu qui ensemble forment l'humanité, mon existence dans ce monde est un hasard, pure contingence. Plus important encore qu'apprendre à me connaitre, se pose le problème de ce que je vais faire de cette chose, la vie, qui m'a été donnée. Il n'y a évidemment aucune réponse universelle à cette question, mais ce n'est pas pour autant que je ne vais pas y réfléchir.
Je ne vais m'imposer aucune méthode concernant la tentative de réponse à cette question, qui est purement subjective en ce cas. Le plus simple étant de regarder autour de moi, ces enfants qui ne se soucient pas du lendemain, ces adolescents qui découvrent l'infinité du monde et y sont aspirés, ces adultes fatigués de leur vie, et ces quelques personnes au crépuscule de leur existence qui ne se posent plus de questions puisqu'il est trop tard. La vie que l'on vie doit-elle avoir une finalité ? Pendant des millénaires de puissantes cosmogonies ont empéchées l'homme de pouvoir admirer sa lumière intérieure et de se délecter du nectar qui en coulait. Ces discours ont entretenus l'idée que l'homme n'était pas là d'une manière contingente, et par conséquent, son existence avait une finalité.
Beaucoup de gens, comme nous les avons sus-nommés, ont pris possession de leur lumière intérieure, beaucoup ont délaissés ces discours mythologiques et se sont faits à l'idée que leur arrivée dans ce monde n'a rien d'une nécessité. Cependant, il est difficile d'admettre que nous n'avons aucune finalité, qu'aucun programme est incarné en nous. Pourquoi vivons-nous ? Parce qu'il en est ainsi.
Il était plus facile de vivre dans l'obscurité, mais cette lumière était intriguante et jubilatoire, beaucoup l'ont adoptée. Mais de nouveaux dogmes se sont engouffrés dans l'espace ainsi libéré, ils se nomment: république, liberté, et que sais-je encore. Vivez une vie de merde, quand celle-ci sera terminée, vous connaitrez le bonheur disait-on avant, et on rajoutait pour pouvoir avoir d'eux ce qu'on désirait, mais si vous ne faites pas telle chose vous connaitrez la souffrance. Les nouveaux discours étaient identiques, allez vous faire massacrer, pour la liberté, pour la république. Nous en sommes là aujourd'hui. Cependant il y a bien des hommes qui pensent autrement, il y a toujours eu des hommes qui pensaient autrement.
Ces hommes ont compris qu'ils ne devaient pas se faire guider par une instance extérieure à eux-même. Ils ont continués à se tourner vers leur propre lumière, pour y rechercher une finalité, une raison de vivre. Et la réponse qu'ils eurent fut effrayante, à tel point que beaucoup de gens préfererent oublier cette terrible vérité et croire en des choses auxquelles ils ne croient pas. Cette auto-révélation fut que la finalité de l'humanité était précisement de n'avoir aucune finalité propre.
Il ne faut pas prendre l'historicité dont je viens de vous faire part au pied de la lettre, elle ne correspond pas à des moments précis de l'humanité. C'est un schéma sommaire, disposable et transposable. La fin rejoint le début, la fin est le début, la fin n'a jamais quitté le début, nous en sommes toujours au même point. Etalement sur plusieurs siècles dans une communauté, ou simplement l'instant d'une vie humaine.
Quant à moi ? Je suis perdu, mais je ne vois pas pourquoi je devrai attendre un lendemain meilleur. Je n'attendrai surement pas une vie meilleure après ma mort, cela fait longtemps que je m'en suis convaincu. Je n'attendrai pas non plus comme les gens le weekend la semaine, le soir la journée, les vacances pendant que je m'ennuie dans quelque bureau, ou la fin de ma vie. Je veux vivre, tout simplement. J'étudie non pas pour étudier ou pour trouver un boulot, mais pour la spéculation, qui me procure beaucoup de plaisir. Dans une semaine je pars vivre à Budapest.

mardi, janvier 18, 2005

Paranoïa ?

Alors que j'extériorisais ma voix intérieure, quelque chose me poignarda entre les omoplates pour détruire ma verve. Mon élan étant brisé, ces paragraphes inutiles en eux-mêmes sont perdus à tout jamais. Je suis un faible, trop faible pour prendre sur moi et tenter de reconstruire cette éloquence. Et si jamais la force eut été en moi, mon fruit ne serait que beaucoup plus pâle que mon enfant avorté à mon insu. A présent je tenterai de faire attention, pour que mes révélations spéculatives ne tombent pas dans un gouffre néantisant.
Et je ne crois pas à une finalité quelconque, de quelconque être concernant cet incident accidentel.
Putain.

lundi, janvier 17, 2005

Mysticisme

Je prends cette plume, ou plutot de morceau de plastique pour être moins anachronique, pour écrire. Mais écrire quoi, là est toute la question. J'avais quelques idées en tête lorsque je pris le maigre matériel nécessaire à l'écriture de mon logos, cependant ce n'est pas un logos que je vomis sur ces pages, plutôt une logorrhé inintéressante. C'est toujours comme cela, il me semble avoir des idées, des phrases mêmes s'impriment dans mon esprit, mais le temps que je me mette devant cette feuille blanche, tout s'envole, mais aussi le fait d'être devant cette feuille blanche, symbole de la non-inspiration, horreur de tout écrivain. Devant ce feuillet, ses idées ne lui paraissent pas assez bonnes, médiocres, déjéctions narcissiques, éternuement, tâches flous... Et lorsque les plus sublimes lui viennent à l'esprit, il ne peut les écrire à la vitesse synaptique avec laquelle elles se déversent, parfois le temps qu'il sorte son stylo suffit à déverser ce torrent, cette rivière, ce fleuve, cette océan unique, aussi profond qu'insondable dans l'oubli abyssale.
Et moi dans tout cela ? Qui suis-je ? Moi qui n'ai jamais réussit à terminer ni une histoire, ni un livre. Qui utilise le verbe et le mot pour retranscrire ma pensée, ces feuillets sont comme des ilôts perdus au milieu du giganstesque océan néantissant, gouffre impénétrable. Voilà qui je suis, petit homme perdu au milieu de ces immensenses choses insaisissables, qui tente de comprendre le verbe, de maitriser le verbe, qui ne réussit qu'à écrire des fragments, qu'il rejette très vite pour leur médiocrité, alors qu'ils représentaient quelques secondes plus tôt l'apothéose de son génie. Facilement influencable au cours de ses rencontres, Shakespeare, Orwell, Caroll, Dostoievski, Lautréamont, Burroughs, Platon, il se sent à la fois si ridiculement minuscule, mais aussi tellement grand et imposant lorsqu'il se regarde dans un miroir à côté de ses semblables. Pleins de contradictions comme tous, qu'il tente parfois de combattre, auxquelles il se laisse aller parfois, il est homme; et pourtant son aspiration au sublime fait de lui plus qu'un homme, un démon oserai-je dire, apportant la parole divine qu'il tente de saisir. Dans une transe ivre pendant laquelle il n'est plus maitre de lui même, il tente de retranscrire le sublime qui lui est donné de contempler sur l'Olympe, mais ce spectacle est ineffable et toute la difficulté de son entreprise y réside. Le texte est supérieur à son producteur en cela que son producteur ne peut le saisir dans son intégralité, et que chaque homme dans la vaste étendue de l'espace et du temps peut y plonger pour se délecter de cette ersatz du nectar divin. Ma main est au service de la vérité, messagère, elle ne connait ni le bien ni le mal, ni leblabhblahblah.
Lorsque je m'imbibe de ce corpus, ou plutôt d'un fragment de corpus, cette contemplation extasique du sublime me procure un certain plaisir. Je ne sais d'où il provient, de l'orgeuil d'être plus que mes semblables car je, moi, saisis ce fragment, je m'en impregne tellement que je transpire ce texte de tous mes pores; du narcissisme lorsque me regardant dans le lac je puis me dire: est-il homme ? Ses semblables sont-ils des sous-hommes ou est-il sur-homme ? Je ne sais qui il est. Mais tantôt je l'aime et tantôt je le hais. Lutte interminable, qui peut sembler être terminée, mais qui revient sans cesse, encore et toujours. Cette émanation qui le suit tel un brouillard, cache la vue que ses dissemblables semblables auraient pu avoir de lui. Ils ne le voient pas, ils ne le connaissent pas, il est différent, et recoit leurs crachats; dont il peut soit se délecter jusqu'à en réclamer d'autres, les recevoir avec indifférence, ou s'indigner de cette pluie infamante pour lui qui est la passerelle entre le monde divin et le monde bas.
Mais qu'importe les autres, les gens, lorsqu'il se trouve dans cet état de transe bachique. Il n'a plus conscience des autres, de l'exterieur, de son corps, de rien ou tellement peu que je ne saurai comment le décrire. Danse mortelle et ivresse poétique sont liés et inséparables. Pour les hommes il n'est plus leur semblable, il s'est suicidé, il s'est écarté volontairement par cet acte auto-destructeur de la société humaine, devenu démon il n'est plus homme. Et pourtant il semble être homme, il est à la fois humain et extra-humain, ces contradictions essentielles le dessinent.

mercredi, janvier 05, 2005

Rose

J'aime cette couleur comme j'aime la vie. J'aimerai que tout le monde puisse jouïr de tout et ne pas souffrir. Si seulement je pouvais faire quelque chose. Je lance des pétales de rose sur le chemin des moutons, si seulement noé avait uniquement sauvé cette race, et ne s'était pas lui et les autres de sa propre race introduits dans bateau... Les gens sont tellements sympatiques et charmants qu'ils valent le coup d'être sauvé. Pourquoi sauvé ? Parce qu'il y a bien toujours quelque chose duquel il faut les sauver. Une voix me sussure des paroles d'une intelligence délicieuse, forcément supérieure, me disant comment sauver le monde et pouvoir rendre les humains heureux, béats. Si seulement je pouvais mettre à exécution ce commandement divin, je pourrai montrer aux hommes l'amour que je leur porte, eux qui croient que je les hais.

mardi, janvier 04, 2005

humains = tous nécrophiles

Une multitude d'humains s'amassaient en une forme compact; alors que je passais près d'eux une odeur plus que désagréable vint exiter mes narines, provoquant ainsi en moi un dégout qui se manifesta par le rejet de ce que contenait mes entrailles, tel un volcan en colère, répandant mes viscères répugnantes en quelques brefs spasmes. Mais cet incident provoqua également quelque chose de plus vicieux, car plus réfléchit et moins direct que ma haine spasmodique. Mon esprit se mit à bouillir, je me retenais de leur sauter dessus et les mordre à des endroits stratégiques qui les feraient aussi surement souffrir que mourir, plus je refoulais, plus je devenais bouillant, et moins il me semblait que je me controllais... Je ne sais ce qui se passa pendant quelques minutes, mais je me retrouvais subitement, mes vêtements imbibés de sueurs, de l'autre côté de la Seine. En effet je me trouvais auparavant sur l'île de la cité, et maintenant rive gauche.
Ma conscience n'était pas totalement apaisée et je me mis à réfléchir sur cet incident (ce genre d'incident m'arrive très régulièrement, je ne narre pas ici un fait isolé). Mes idées navigant dans le flot de mes pensées se demandèrent pourquoi tant de gens étaient amassés là bas, devant le Palais de Justice ? Ils ne venaient pas là pour voir une pièce de théatre, un concert, une réunion sportive ou autre, mais c'était tout comme. Les gens discutaient et riaient tranquillement faisant la queue avant de se faire fouiller et de pénétrer dans cet antre républicain. Les gens aiment visiblement assisster aux procès de violeurs, meurtriers et autres plaies de l'humanité comme ils les nomment. Ils ont soif d'entendre les personnes ayant commis les crimes raconter leurs macabres exploits, ils se délectent de ce nectar savoureux et admirent ces hommes et ces femmes qui leurs paraissent inhumains. Mais cette fascination même pour le morbide caractérise l'humain, certains se nourrissent de récits sinistres et remplis d'horreurs qui sont d'autant plus savoureux lorsque véritables. Certains, trop faibles pour supporter les lois humaines, se laissent glisser et comettent des atrocités. Mais tous sont de la même race, celle des humains.
Ces mêmes humains sont les premiers à crier au scandale lorsqu'une oeuvre poétique, cinématographique, musicale ou que sais-je encore porte en elle une teinte malsaine. Mais si c'est la réalité, transmise en grande partie à notre époque par le sacro-saint journal télévisé qui nous montre des corps de fillettes mutilés, cadavres en putréfaction ou quelqu'autre concert aux relents miasmatiques, alors on ne dit rien et on regarde. Très souvent, on dit, on fait des beaux discours sur la dangeroséité des oeuvres, mais on s'en délecte aussi, à défaut de pratiques nécrophiles.
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